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27 décembre 2013 5 27 /12 /décembre /2013 21:16

drapeau.jpgMalgré les prises de positions et les engagements parfois plus que discutables de l’Eglise catholique de France, nous ne pouvons qu’admettre que le christianisme, construit sur les vestiges des mythes anciens et des croyances païennes de l’Europe antique, a façonné et imprégné de sa marque notre civilisation, notre Histoire et notre patrimoine. Ne pas vouloir le reconnaître démontre une certaine ignorance, stupidité ou mauvaise foi nourrie par une étroitesse d’esprit et un reniement volontaire de soi. Au nom d’une laïcité républicaine recroquevillée sur elle-même, de la nouvelle religion séculière des droits de l’homme, devenues avec le temps allergique au mot Eglise, le christianisme subit multiples vexations sans toutefois disparaître comme certains pourraient le souhaiter. En premier lieu, son patrimoine reste omniprésent dans toutes nos cités. Cathédrales et églises continuent à témoigner de la foi de nos ancêtres. La Révolution de 1789, les expulsions de religieux en 1905 et les pensées nihilistes n’ont pas réussi à détruire ce que les siècles précédents avaient enraciné solidement dans le sol de France. Déjà, les arguments repris par les idéologies du XXème siècle, communisme et nazisme confondus, imprégnaient les mentalités des nouvelles générations. Le salut de l’Homme passe par l’Homme. Dieu et les mythes fondateurs sont écartés. La lutte des classes, les goulags, la pureté de la race supérieure, le mythe élitiste du surhomme avec le désir prométhéen, le capitalisme et le libéralisme soi-disant sources d’harmonie, l’égalitarisme uniformisateur, ainsi que la remise en cause des valeurs morales occidentales sont les fruits de cette évolution. Pourtant, n’est-t-il pas vital pour un peuple de transmettre son héritage à ses jeunes générations ? Ne devrions-nous pas nous inspirer de la parabole du bâtisseur dans les évangiles de Mathieu et de Luc ? Ceux-ci nous montrent « un homme qui bâtit sa maison. Il a creusé très profond et il a posé les fondations sur le roc. Quand est venue l’inondation, le torrent s’est précipité sur cette maison, mais il n’a pu l’ébranler parce qu’elle était bien bâtie. » Faisons de même, bâtissons notre société présente sur le socle de notre patrimoine. N’ayons pas peur de renouer avec notre héritage culturel et religieux. Débarrassons-nous de nos complexes et affirmons nos principes.

 

chrétien

 

Certains de nos écrivains et intellectuels résistent à ce reniement institutionnalisé. Renaud Camus, Max Gallo et Denis Tillinac en font parti et ont compris à quel point il était important pour une nation et un peuple de connaitre leur origine. D’autres par lassitude et amertume ont cherché le chemin de l’exil tout en gardant un amour indéfectible à la France d’antan. Maurice G. Dantec en est l’exemple le plus parlant et le plus provocateur. Il n’hésite pas à déclarer haut et fort: « la France que j’aime est morte ». A ses yeux, « il n’y a rien de plus inimaginable pour un français athée, républicain, déicide qu’un chrétien revendiqué. »  

 

Nous avons tellement pris l’habitude de caricaturer le christianisme que notre regard sur les religions est faussé. De cette détestation de soi, nous sommes arrivés à être plus indulgents avec les nombreuses atrocités commises au nom de l’islam qu’avec une Eglise catholique moribonde, soucieuse de dialoguer. Nous mettons aussi bien sur le même pied d’égalité un mormon rigoriste, un évangéliste engagé ou un catholique traditionaliste attaché à la messe en latin qu’un islamiste capable d’égorger un homme dans le simple but de servir le djihad. Notre discernement sur les questions religieuses est tronqué parce que nous les avons refoulées au plus profond de nous mêmes. A cause du relativisme et de la pensée égalitariste, nous n’y comprenons plus rien. De cette faiblesse, certains en jouent pour mieux nous affaiblir. Comme nous le dit l’ancien évêque de Strasbourg Léon-Arthur Elchinger, dans son livre L’urgence du vrai, édité en 1996, pour un grand nombre de nos élites « la France chrétienne ne serait plus qu’un mauvais souvenir qui s’efface. Que s’impose la France multiculturelle où l’Etat doit aider l’islam à occuper toute sa place ! » Face à cette triste réalité, nous pouvons constater que nous n’avons jamais été consulté par ce projet de changement en profondeur de notre société. Pourtant, comme aurait pu le dire Marc Bloch : « Notre peuple mérite qu’on se fie à lui et qu’on le mette dans la confidence. »

 

Vincent

 

Catholiques.jpg

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